Sarbacane

En réveillant la conscience supérieure,

on rend la parole à ceux qui n’en n’ont pas-

Donner des coups,

c’est sécher son encre.
Avec les mots,
on rempli son carquois.

Qui peut parler, hurler, murmurer,
ravive la vie qui s’oublie.

Les mots comme des
fléchettes empoisonnées,

glissées sous ta peau d’échappement,

poison immortel qu’est

l’amour inconditionnel-

A l’instar d’une civilisation en plein bouleversements,
parler, c’est restaurer la souveraineté individuelle,

et faire des analphabètes,

des handicapés, des fous,

des réfugiés,

des étiquetés en tous genre,

le nouvel éclairage public –

Sarbacane