Hymène

Hymène,
Mon antre Humaine.
Ton H s’érige sous la chahute, cahote, hérisse ton sens de la réalité.
Tout bascule pour toi comme pour Elle.
Hélas, pas de repos.
On s’inflige bien du mal, des hontes,
des éoliennes à vent creux pour alimenter nos cerveaux qui halètent,
voudraient,
de l’air
simplement, respirer.

Hymen sacré, incarné pour s’élever, engendrer, créer, soulever,
avec grâce,
toute la pluie,
l’eau de nos corps constitués.

Héritage, mon trésor.
Hérité en poison.
Souillé par le mensonge, la fierté, l’horreur des êtres tristes, rejetés, décadents.
Mais dans le feuillage des hêtres,
tu renais,
homologuée, conforme à toi-même,
divine par essence,
habitée par ton âme.

Que fait l’homme, sans visage ?
Que fera l’homme, sans otage ?

Il faudra l’enterrer ta hache, pour que s’ouvre enfin,
libre,
ta voix sur l’Asphalte,
l’herbe repoussera,
la forêt s’égaiera,
et l’Humain,
refleurira…

 

 

Mélissa, 2017
-Extrait d’une pièce qui n’a jamais vu le jour-