Le thérapeute

 

Pour devenir thérapeute, il faut connaître sa passion.

J’ai toujours aimé l’idée que les rencontres et les connexions sont comme des clés pour chacun d’entre nous. Ces clés nous permettent de découvrir des facettes de nous-même, auxquelles nous n’aurions pas accordé d’attention sans que l’altérité n’opère comme le perchlorure de fer qui révèle les lignes du Damas dans la chimie du métal…

Petites ou grandes, ces révélations ouvrent et ferment des portes en nous, au rythme où nous intégrons chaque information, chaque émotion, chaque transformation.

L’identité de l’individu est façonnée par une suite illogique de causes et d’effets, qui s’emboîtent parfaitement à partir du moment où l’on reconnaît l’intention cachée de l’intervention du hasard en toute chose, ou de Dieu, selon nos croyances.

 

Qui es-tu ?

Comment es-tu devenu celui ou celle d’aujourd’hui ?

Qui sont tes parents, tes ancêtres ?

De quelle origine, milieu culturel, social, viens-tu ?

Comment, où, avec qui, as-tu grandi, dans quelles écoles, quelle ville, village, montagne ?

Quelles valeurs t’as t’on transmises, lesquelles as-tu fais tiennes ? Pour qui, pour quoi œuvres-tu ?

As-tu aimé ?

Es-tu heureux, heureuse, et cherches-tu à l’être ?

 

Chaque rencontre est une inspiration qui révèle de nous des parts ignorées. Pour légitimer et objectiver mes questions, j’ai décidé de faire de ma curiosité un métier…

Le thérapeute n’est pas seulement celui qui prend soin de l’autre.
Le thérapeute, dans l’antiquité, est un Ascète qui se livrait à une vie contemplative. Il était considéré comme le précurseur de la vie monastique, en tant que celui qui s’occupe, au plus haut rang, des choses saintes ou sacrées.

Cette nouvelle définition du thérapeute remplace l’idée, limitée, que l’on a de celui que l’on consulte pour soigner et traiter nos maux. Si le thérapeute peut présenter une compétence de mécanicien de la psyché humaine, les clés n’ouvrent cependant que les verrous, et parfois ce sont des murailles que nous rencontrons en l’autre.

Alors, dans ce cas, et avec une infinie humilité, le mécanicien, le thérapeute, qui s’est d’abord rencontré en lui même, sait se tourner vers plus grand que lui, et demande, dans la lumière de sa propre foi, un miracle…

Alors des blessures les plus profondes, jaillissent les trésors les plus inattendus.

Il y a des clés qui attendent d’être découvertes …

 

 

Mélissa,

Thérapeute en Constellations Familiales, Art-thérapeute certifiée /

www.sauleil-levant.com